Et c'est ainsi que l'on en vient à chercher un refuge, un lieu où personne ne viendra,
où aucun regard ne se posera sur nous, où personne d'autres que nous ne sera apte à nous détruire.
Autodestruction.
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__ Au bout de près de 5ans, il est vrai que je devrais réussir à en parler. Mais je hais les personnes qui clament haut et fort ce genre de choses, comme si elles voulaient que l'on s'apitoie sur eux. On dit souvent que la rencontre de certaines personnes changent nos vies, etc. Je suis bien d'accord, mais la perte d'autres personnes nous change bien plus profondément. Et c'est ce 18 mars 2004 qu'une page s'est tournée. C'est à partir de ça que je suis devenue "sensible" et bien d'autres choses que je suis maintenant. Parce que oui, avant rien ne m'atteignait, j'étais pas une faible comme maintenant. Mais quand il est partit, c'est comme si il avait emporté avec lui tout mon passé, qu'il m'avait tout naturellement emmené avec lui, et que seul mon corps restait sur cette Terre. Comme si j'étais morte avec lui, tout simplement. Ça me tue d'écrire ça. Tu sais, si quelqu'un m'avait dit que ça m'atteindrait autant, je ne l'aurais pas cru, non, pas à ce point. Mais le résultat est bien là, regarde moi. On dit aussi que "ce qui ne te tue pas te rends plus forte", mais encore une fois, regardez-moi... Cela ne m'a pas réellement tué, ça m'a détruite, totalement, de fond en comble, et ce fut aussi le début d'une chute, une chute sans fin, sans fond, et sans aide; mais d'un point de vue médical, je suis "toujours en vie"... J'ai jamais su trouver les mots par rapport à ça, par rapport à toi. Et j'ai peur de finalement trop écrire ici, alors ce texte ce finira là, sur un simple "depuis que tu es parti, je ne suis plus la même".